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INSTRUMENTS

CLAVECIN,

INSTRUMENT DE RECITAL:

Clavecin Denzil WRAIGHT, Allemagne 2006, d'après Cl. Labrèche.

Clavecin à la sonorité proche du clavecin allemand, avec un habillage à la française, aux influences italiennes au niveau des claviers.

Clavecin : 8'8'4' et luth,

Tessiture : FA-sol

ORGUE de SAINT-PIERRE

Titulaire Alain Cahagne

Réstauré par Claude BERGER en 1999

En 1875, l'église se dote d'un orgue.

En 1994, sous l'impulsion de Odette MERMET, une action est entreprise pour obtenir la rénovation de l'instrument.

En 1994 l'orgue de Saint-Pierre de Sète a été classé Monument Historique, et la commission des Orgues a fait appel de candidature.

En 1998 la Commission des Monuments Historique, maître d'œuvre Jean-Pierre DECAVELE, a désigné le facteur d'orgue Claude BERGER. Les travaux ont été commencés en mai 1998; ils ont duré plus d'un an.

26 novembre 1999 : INAUGURATION de l'orgue restauré et RECEPTION du clavecin Jacques Braux, commande du Conservatoire pour sa classe d'orgue et clavecin.

Ce double évènement a donné lieu à un concert. Il permit notamment d'entendre la création d'une œuvre pour orgue de Gilles Cagnard « Marine Fantaisie fuguée », basée sur un poème de Paul Valéry, ainsi que le Triple Concerto Brandebourgeois de J.S. Bach, le Concerto pour orgue, orchestre et basse-continue de Albrechtsberger.

A l'orgue Pierre Perdigon , au clavecin Alain Cahagne

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THÉODORE PUGET et Fils - TOULOUSE (1875)

Théodore PUGET (1799-1883) est le fondateur de la dynastie de facteur d'orgue à Toulouse.

Né à Montréal dans l'Aube, il s'établie à 31 ans à Toulouse. Autodidacte, grâce à sa curiosité d'esprit il devient facteur d'orgues et fonde dès 1836 sa propre manufacture.

En 1856, il associe à son entreprise cinq de ses enfants pour créer la manufacture d'orgues Théodore PUGET et Fils et se spécialise dans les orgues symphoniques. En 1877, il laisse ses fonctions à son fils Eugène et meurt en 1883.

Quelques renseignements sur deux de ses fils :

Eugène (1838-1892) :

Pianiste et organiste. Il s'imposa comme harmoniste dans la manufacture. Il est probable qu'il a contribué à la conception et à l'harmonisation de l'instrument. Donnant la priorité aux résultats sonores, il continue à construire des mécaniques traditionnelles mais varie les timbres. Ses jeux d'anches ont un éclat majestueux et ses jeux de fonds ont une douceur grave et ferme.

Il construisit aussi :

-Saint-Vincent de Carcassonne,

-Notre dame du Taur à Toulouse,

-Saint-Amans de Rodez,

-Saint-Aphrodise de Béziers,

-Notre dame de la Dalbade

qui portent la marque de ses qualités musicales. Il meurt en 1892 à l'intérieur de l'orgue de Lavelanet en Ariège.

Jean-Baptiste (1849-1940) :

Il s'occupait du dessin des façades et succéda à son frère Eugène en 1892.

L'orgue de Saint-Pierre est sans doute sorti entièrement des ateliers de la manufacture, celle-ci fabriquant elle-même ses buffets.

Celui-ci fait partie d'une série d'orgues de chœur du même style que celui de la Dalbade à Toulouse (aujourd'hui détruit) que PUGET avait installé lors d'une exposition.

Sources : Manufactures d'orgues Théodore Puget et Fils, étude historique et esthétique.

Mémoire de Maîtrise Université Paris IV 1986. Henri de Rohan-Csermak.

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L'ORGUE DE L'EGLISE SAINT-PIERRE

Théodore Puget et Fils (Toulouse 1875)

Alain Cahagne jouant sur l'orgue

de L'Eglise Saint Pierre de Sète

RÉCIT

Bourdon Harmonique 8'

Gambe 8'

Voix céleste 8'

Flûte octaviante 4'

Trompette 8'

Basson-Hautbois 8'

Voix Humaine 8'

GRAND ORGUE

Bourdon 16'

Montre 8'

Kéraulophone 8'

Bourdon 8'

Prestant 4'

Doublette 2'

Trompette 8'

Clairon 4'

PÉDALE (30 notes) – Contrebasse 16' (emprunt du G.O. en 16-8)

LES SOMMIERS sont en chêne, à gravures et registres coulissants, caractéristiques de la facture Théodore Puget avec les tampons de laye assujettis par des traverses tournantes en bois, qui s'engagent dans des butées en bois. Celui du Grand Orgue est chromatique avec ravalement de 9 notes, celui du récit est chromatique. Les appels d'anche sont à doubles coulisses.

L'ALIMENTATION en vent assurée par un grand soufflet à tables parallèles à 2 plis compensés, avec compas en bois et pompes, relié aujourd'hui à un ventilateur électrique.

LES JEUX : Description dans l'ordre au sommier depuis l'avant.

Grand Orgue :

1. Montre 8 : 17 basses en façade, en bel étain. 37 dessus sur sommier, en étain riche, marques au poinçon sur les pieds. Corps à entaille de timbre. Bouches état d'origine, dents fines, biseaux 45°. Pieds plutôt ouverts. Etat d'origine.

2. Bourdon 16 : Jeu principalement en bois de pin, bouché. 18 dessus en étoffe à calottes mobiles sans cheminée, marques au poinçon, embouchage d'origine, mais petite intervention pour réduire les incisions des dents.

3. Kéraulophone 8 : 4 premiers en bois de pin, ouverts, 8 suivants en façade et 42 dessus en étain sur sommier. Grosses marques au poinçon, S (Saliocional, entailles de timbres. Facture type Abbey 1850-1860) Embouchage d'origine.

4. Prestant 4 : Jeu sur sommier, e, étain, idem dessus de montre, entailles de timbre, marques à la main et au poinçon, dents d'origine, embouchage d'origine.

5. Bourdon 8 : 18 bases en pin bouchées, 36 dessus sur sommier, poinçonnées, calottes mobiles sans cheminée, embouchage d'origine, mais dentition un peu grattée (idem 16)

6. Doublette 2 : Jeu en étain, à entaille de timbre, marqué à la main et au poinçon. Soudures larges, traçage bouche extérieure, facture Moitessier. Jeu plus ancien, soit de Moitessier, soit des premières années de Puget (1845). Théodore Puget était au départ compagnon chez Moitessier.

7. Trompette 8 : Jeu en étain, noyaux carrés épaulés, rigoles Berthounèche. 24 premiers tuyaux avec boite. Entailles placées très hautes. Marques au poinçon.

8. Clairon 4 : Jeu en étain, idem Trompette. 12 premiers avec boite. 12 derniers dessus à bouche, mais d'origine.

Récit : Depuis l'avant, en boîte expressive :

1. Viole de Gambe 8 : Jeu en étain, poinçonné (grosses marques), entailles de timbres freins. 12 premiers en façade.

2. Flûte Octaviante 4 : Jeu en étain à entailles de timbres y compris les tuyaux harmoniques, marqués au poinçon. 22 premiers non harmoniques, 32 dessus harmoniques. Embouchage d'origine, dents.

3. Bourdon/Flûte harmonique 8 : 24 basses de bourdon à calottes mobiles. 30 dessus ouverts, en étain, pavillonnés dont 21 dessus harmoniques. Embouchage et dentition d'origine.

4. Voix Céleste : Commence par UT 2. Jeu en étain, poinçonné (marqué G), à entailles de timbres, freins, idem gambe, embouchage et dentition d'origine.

5. Trompette 8 : Idem Trompette grand-Orgue, entailles très hautes.

6. Basson/Hautbois 8 : Jeu en étain à noyaux carrés, entailles. 24 basses de basson, anches à larmes. 30 dessus de Hautbois, anches Berthounèche.

7. Voix Humaine : Jeu en étain, marques au poinçon. Corps cylindrique, couvercle noyaux carrés, anches Berthounèche.

Fiche technique réalisée par Claude Berger.

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CLAUDE BERGER, Facteur d'orgues

Claude Berger dans son atelier à Clermont-L

Claude Berger est issu d'une famille de facteurs de pianos depuis plusieurs générations. Très jeune, il décide d'embrasser le métier de ses ancêtres. Après l'obtention du Brevet de Compagnon, il approfondit ses connaissances en travaillant dans différents manufactures d'orgues et notamment, durant sept années chez Jean RENAUD,

Claude Berger dans son atelier à Clermont-L'Hérault

à Nantes, où il participa à la restauration de grands instruments signés Aristide CAVAILLÉ-COLL (Sacré-Coeur de Montmartre à Parsis, cathédrale de Saint-Brieuc, Saint-Jacques du Haut Pas à Paris, entre-autres...), prestigieux organier du XIXème dont nous commémorions en 1999 le centenaire de sa disparition.

Installé depuis 1989 à Clermont-L'Hérault dans ce beau pays du Languedoc, Claude Berger s'est spécialisé dans la fabrication d'orgues de petites et moyennes dimensions destinés aux églises, aux conservatoires ou aux particuliers. Leur conception, dans les règles de l'art, reste traditionnelle et respecte les méthodes employées au XVIIIème siècle. Choisi à plusieurs reprises par les Monuments Historiques, Claude Berger a conduit des restaurations d'instruments du siècle passé parmi lesquels on peut citer :

-Eglise de l'Immaculée Conception à Toulouse,

-Eglise Saint-Félix (classé M.H),

-Eglise Notre Dame de Dijon,

-Eglise Saint Pierre de Sète (classé M.H) ...

Entouré d'une équipe de spécialistes, il compte actuellement dans son entreprise tois employés tous hautement qualifiés. Il a, à ce jour, restauré, ou fabriqué, pratiquement un vingtaine d'instruments à travers la France. ayant installé récemment ses ateliers dans un local plus spacieux aux 'Tanes Basses' à Clermont-L'Hérault, il s'est doté d'un équipement plus performant afin de réunir les meilleures conditions possibles pour assurer un travail de qualité.

 

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